Je vous propose ici un extrait d'un texte de Jean Randier, historien maritime, capitaine au long cours, membre de l'Académie de Marine. Il fait autorité en matière de grands voiliers de long cours et de technique de la marine à voile. Il a écrit notamment le remarquable "Grands voiliers français", "la Royale", "antiquaire de marine"... Le savoureux petit lexique marin-français qui suit est extrait du magazine "Le Petit Perroquet" n° 18, de 1975.

 

"Un conte du gaillard d'avant."

Ainsi " la ménagerie du bord " comprend des focs, cacatois, perruches, perroquets, corbeaux, chattes, gorets, cigales, crapauds, chèvres, jambes de chiens, éléphants, caps de moutons, cols de cygnes, têtes d'alouettes, culs de porcs, queues de rats, gueules de raies, grues, marabouts, maître-coqs, tortues, vits de mulets...

Puis on y trouve un orchestre de flûtes, clarinettes, violons de poulies, on y entend " chanter le fond " et siffler le vent. Après sont évoqués les emprunts au corps humain : nez, hanches, fesses, cul, talons... , ceux qui relèvent du costumier : coiffes, bonnettes, capes, chapeaux, collets, colliers, cravates, robes, fourrures, mouffles, manchettes, ceintures et goussets, ceux que l'on doit au joaillier : anneaux, bagues, broches, chaînes, chandeliers, chapelets, diamants... , ceux que l'on a faits à la flore : arbres, roses, safrans... enfin, ceux que le monde offrait par ses analogies de formes ou d'usage.

Mais il faut parfois remonter très haut dans les recherches sémantiques de la langue marine. Faire

cape/, chapeau, se laisser coiffer par le vent, devient ainsi " faire chapelle ". La guivre ou vouivre

des contes, ce serpent fabuleux, gardien des trésors cachés au fond des vieux châteaux et qui

portait parfois sur son front une escarboucle éblouissante, fut assimilée aux toutes premières

figures de proue courant le long de l'étrave pour faire le mot guibre.

Plus d'un nom d'origine obscure est né de l'interprétation fausse ou d'une déformation d'acceptation. Les quelques extraits qui suivent sont tirés du beau roman d'Olivier Seylor, Les Maritimes.

Ils démontrent un de ces mécanismes déformants.

" L'officier aperçut près de lui un quartier-maître de manœuvre et un gabier, béants au défilé des

choses, inquiets vaguement et confus d'être à cette minute sans labeur. Il leur désigna les environs

du sémaphore leur faisant lever la tête.

 

" C'est là, dit-il, qu'est enterré Latouche Tréville', souvenez-vous!" Puis il regagna l'arrière. Les

deux hommes se regardèrent, plissant le front sous l'effort de la pensée. " Tu savais, toi, prononça

le gabier, que le Latouche était entré là ? " Le quartier-maître hocha la tête : " Non, mais il fallait qu'il

fît un sacré temps pour qu'un bateau comme le Latouche ait tapé là-dedans. "

Parfois aussi, on empruntait à la géographie et aux langues étrangères (hamac de hang-mat).

Puis, avec le temps, ou peut-être même dès l'origine, l'orthodoxie phonétique heurtant le larynx

des matelots, ceux-ci accommodaient les mots à leur manière. A Dieu va ! devint A Dieu-vatt ! L'île

de Corvo des Açores ne faisant pas image, devient pour les long-courriers l'île Corbeau, les

satanites, oiseaux du large, deviennent les sataniques. Le navire-école des gabiers, la Melpomène,

dont le nom n'a, selon eux, aucun sens, se transforme en Belle Paumelle et le voilier américain

Massachusetts, tout à fait imprononçable est francisé en Maréchal Suchett en appuyant les 2 tt à

la fin comme dans boutt.

Mais que dire de la " Croix et la bannière ", devenues pour tous " la Croix et la baleinière ",

quand il ne s'agit pas de traduire d'absconses expressions latines tel le si vis pacem para bellum de

bronze briqué et poli à l'arrière des navires de guerre qui devenait : " si tu veux passer, parle au

bel homme ! " Le bel homme auquel il fallait parler pour avoir le droit de descendre à terre étant le

maître sacco de garde à la coupée. Quelque ancien élève des frères des écoles chrétiennes,

bien qu'à mince bagage intellectuel et hôte du poste d'équipage, possédait encore de quoi briller

dans la langue de Virgile. C'est donc dans cette langue qu'il commandait au quadrille de la

baleinière " Arma virumque cano ! " et il n'y avait pas la moindre malice dans cette traduction

latine du rituel " Armez les avirons du cannott ! " Etait-ce le même, qui d'un air sentencieux

concluait " Audaces fortuna juvat " quand le bâtiment était destiné à l'Extrême Orient et que pour

lui les audacieux de l'équipage étaient destinés à " faire fortune à Java ".

On écrit aussi comme on parle. Quatre hommes s'écrit : K-trom, 10 kilos de vermillon s'écrivent:

10 kilos de vert mignon. L'origine du nom de Bidel, le capitaine d'armes, est plus récente; elle

est due au nom du cirque Bidel, célèbre par sa ménagerie et son dompteur Pezon Hagenbeck.

Le marin emprunte aussi à sa propre langue de manœuvrier: Si l'on sait "porter la toile", on

tient le coup en buvant et l'on continue à génoper (avaler) des boujarons de tafia. Mais si l'on

est " vent dessus, vent dedans ", on a déjà une bonne bitture. Plus d'un, à force de boire, finira

un jour par " filer son câble ".

Dans Moby Dick, le pasteur de Nantucket, le père Mapple, qui connaissait son monde et savait

qu'il ne se ferait pas comprendre autrement qu'en langage matelot, commence ainsi son fameux

sermon : " Camarades de mer, arrimez-vous au dernier verset du premier chapitre de Jonas... Ce

livre qui ne contient que quatre chapitres est un des plus petits filins du puissant câble des

Saintes Ecritures... " Le reste est à l'avenant.

 

Mais allons plus avant dans notre sujet et commençons par un des chapitres les plus divertissants :

l'emprunt des termes de marine par la langue de tous les jours.

termes usuels et familiers, périphrases, tropes, locutions

Depuis longtemps on se plaisait à " parler marin " en terre ferme, mots-images, mots-sonnants,

pas toujours bien compris, et qui pour cela même faisaient leur effet à coup sûr.

La prose parlementaire avait en ce domaine opéré de larges emprunts d'expressions maritimes

énergiques. On en connaissait le pouvoir galvanisant sur les foules. Voici un de ces savoureux

morceaux de bravoure, cité par Edouard Corbière vers 1840 :

 

" Ouvrez un journal, voué à la grave polémique de l'époque, et bienheureux vous serez si vous n'y

lisez pas que le gouvernement vogue à pleines voiles vers les dangers qui lui ont été signalés du

haut des mâts par la vigilance de la presse, que le branle-bas de combat est fait au ministère,

que l'opposition a coulé bas les arguments des orateurs désorientés du centre, ou, si par malheur

le journal que vous avez ouvert est ministériel, bien favorisé serez-vous par le destin, si vous n'y

voyez pas que les bordées de l'opposition n'ont pu faire baisser pavillon à la cause des principes

que le ministère a arboré et que, malgré l'orage, qui rembrunit l'horizon, les sages pilotes, placés

au timon des affaires, sauront serrer leurs voiles avant que la bourrasque et les événements

puissent compromettre la sûreté du vaisseau de l'Etat. " Vers la même époque, dans un célèbre

discours, le général Foy, nous donne ce bel échantillon de phraséologie nautique : " l'Angleterre

traîne le Portugal à sa remorque comme un vaisseau traîne sa chaloupe dans ses eaux. "

Outrance ! dira-t-on. Voici pour convaincre du contraire une liste de mots de tous les jours

dont on peut bien défier quiconque de ne les avoir jamais prononcés.

ABORD : Aborder un problème, une question. Un homme d'un abord difficile.

ACCOSTER : Accoster quelqu'un.

ACCULER : Acculer à la ruine, au désespoir. De l'expression nautique, pousser le cul du navire.

On dit sans trivialité, le navire est " sur le cul " en parlant de son assiette, plus enfoncée de

l'arrière.

ARRIVER : Approcher de 'la rive. " Arriver à bon port ". Un arriviste. Contraire : dériver, s'éloigner

de la rive.

AFFALER : Terme spécifiquement marin. Laisser tomber en vrac. D'où s'affaler dans un fauteuil

par exemple.

ALLURE : Vient d'aller, mais allure a pris un sens tout à fait nautique, que l'on retrouve dans

avoir fière allure.

ARBORER : Hisser les couleurs à l'arbre, le mât, l'arbre de mestre en Méditerranée. L'italien a

conservé arbre pour mât, albero. A noter que matelot vient de mât.

ASSIETTE : le mot n'est pas marin, mais l'expression être dans son assiette l'est tout à fait et

signifie le bon balancement des tirants d'eau avant et arrière, favorables à la marche.

BADERNE : De " bad-yarn " anglais, mauvais filin. On en fait de grosses tresses de protection,

des paillassons qui s'effilochent à l'usage et vieillissent mal d'où " vieille baderne ".

BARQUE : il sait mener sa barque. V. EMBARQUER.

BARRE : Souvent annexé par le jargon parlementaire et des affaires. "A la barre du pouvoir".

Argotique dans les expressions : " Bien barré ou mal barré ". Bonne ou mauvaise humeur.

Capricieux comme un bateau mené par un piètre timonier.

BATEAU : Monter un bateau. Mener en bateau. Populaire : dans " bateaux " pour chaussures

avachies.

BONASSE : Corruption de BONACE : embellie du temps. Archaïque, utilisé dans les anciens

journaux de voyage. Un air bonasse.

BORD : Utilisé dans quantité d'expressions. " Par les moyens du bord ". " II a choisi le bon bord ".

"Je suis de votre bord ". " Virer de bord ".

BORDÉ : Bien ou mal bordé.

 

BORDÉE: Une bordée d'injures. "Tirer une bordée".

BOUCAN : De boucanier. Le grand boucan. Pop. : " Faire du boucan ".

BOURLINGUER : Populaire : " II (elle) a pas mal bourlingué.

BOUSSOLE : Populaire : " Perdre la boussole ". Déboussoler. Perdre le nord ou autrefois la tramontane ;

l'étoile polaire que l'on voyait en Méditerranée " tras los montes ", au-delà des monts.

BRANLEBAS : Grand branle-bas dans la maison. Vient de l'expression maritime " mettre dans les

branles ", les branles étant les hamacs ou cadres, couchettes des marins, branles par le roulis.

BRINGUEBALER : Les pompes à bringuebales utilisées à bord des bâtiments faisaient un bruit

métallique alternatif de clapets. Le verbe fait image sonore dans " bringuebaler ".

CALE : Utilisé dans les expressions " mettre un projet sur cale ". '< Etre à fond de cale " (trente

sixième dessous maritime).

CANOTIER : Ancien couvre-chef en paille, imité du chapeau des canotiers de la plaisance de

rivière, ces derniers chapeaux eux-mêmes copiés sur ceux des canotiers de la Marine Nationale

sous le Second Empire.

CAP : Passer, doubler le cap.

CHALOUPE : Utilisé dans : une démarche " chaloupée ", à la manière d'un bateau qui roule.

Danse populaire.

 

CHAVIRER : S'emploie pour désigner les mouvements du cœur, de l'âme et parfois de l'estomac.

COQUE : Sans doute l'origine marine est-elle contestable mais cependant le mot est revenu à terre

avec le sens de récipient bien étanche semblable à une coque de navire et aussi robuste.

COTE : Dans l'expression " être à la côte ", expression employée à terre autrefois par les marins

pour désigner quelqu'un en graves difficultés (santé, argent...). Est aujourd'hui compris à terre

et parfois utilisé. Côtoyer est, bien sûr, courant.

COULER : Son affaire a coulé !

COURANT : Etre au courant.

 

CRABE : Vieux crabe. C'est un véritable panier de crabes.

CROISER : Bien qu'à l'origine croiser ait pu signifier précisément naviguer en croisant le chemin

déjà fait, le sens marin général de naviguer en tous sens, mais rester dans une zone, prévaut de

nos jours. " II croisait dans les parages ".

DEBARQUER: Populaire: "Son patron l'a débarqué". Un provincial, Monsieur Jean Tranville,

"débarque dans la capitale".

 

DELESTER : Argotique. Un voleur l'avait délesté de son portefeuille.

DEMARRER: Annexé par l'automobile. A l'origine " dés-amarrer " (contraire d'amarrer), au

moment du départ. Démarrer est synonyme de partir ; les journaux de bord du XIX" siècle

l'emploient encore.

DERAPER : D'abord utilisé pour désigner le décrochage de l'ancre sur le fond. Généralisé en

glissade et utilisé comme tel.

 

DERIVE : Dériver, contraire d'arriver. " Etre à la dérive".

DESEMPARER : II est désemparé (comme un navire). Par contre : sans désemparer = séance

tenante.

 

ECHOUER : " II a échoué à son examen ". Curieuse expression qui devait être littéralement : " il a

" échecqué à", ou "il s'est échoué en passant son examen". La marine dit "s'échouer".

ECUEILS : " Eviter des écueils ".

EMBARDÉE : " Faire une embardée ". Annexé par l'automobile.

EMBARQUER : " S'embarquer sans biscuit ". " S'embarquer à la légère ". " S'embarquer dans une

affaire ". Ces divers embarquements impliquent toujours un sens de risquer en montant dans la barque.

ENVERGURE : De la taille des vergues (la croisure). On en a ou pas. Pour les anciens de la voile

un homme grand et large avait " de la croisure et du guindant ".

EPAVE : " Le pauvre type n'était plus qu'une épave ".

ESQUIVER : Vient d'esquif, embarcation légère et très maniable qui permet d'éviter les dangers

d'un coup de barre adroit.

FLIBUSTE: Flibuster. Un "flibustier".

FLOT : " Maintenant son affaire est remise à flot ".

FLOTTER : " Le franc flotte ! ".

FOND : " Toucher le fond ". " Le fond de la conversation ". " Les bas-fonds de Chicago ".

GALERE : " Nous étions embarqués dans une galère ".

GOUVERNER : Provient en ligne droite de gouvernail.

GRAIN : " Veiller au grain ". On conteste l'origine marine de l'expression faisant allusion à l'avarice

des paysans qui veillent au grain qu'ils donnent à leurs poules. Mais d'où viendrait le terme de

grain pour ces gros nuages noirs et venteux ?

GRAPPIN : " Elle lui a mis le grappin dessus ".

GUINDER : Hisser, étarquer, tendre ; le guindeau étant fait pour cela. C'est le guindant des voiles

que l'on raidit. Par analogie, une personne guindée, un air guindé, plutôt tendu. Analogue à pincé.

HISSER : Hausser. Hisser en élevant, un espar, une voile. Se hisser au pouvoir. Implique une notion

d'effort et de réussite finale.

LANCER : Avec la notion de lancement, analogue à celle du lancement d'un navire sur cale. Lancer

un produit, une vedette de la chanson, un artiste.

LARGE : Le large par opposition à la rive. Prendre le large.

LEST : Populaire : << lâcher du lest ". V. DELESTER.

LOUVOYER : " De l'art du louvoyage en politique ".

MACHINE ARRIERE : Faire... Bien évidemment emprunté aux ordres donnés à la machine avec

le chadburn de passerelle.

MAQUEREAU !

MARRON : Argotique dans l'expression " faire marron ". Vient de " to maroon " (anglais) de la

flibuste, soit kidnapper, enlever, flibuster.

MEDUSE : Médusé !

MER : Dans de nombreuses expressions. " Ce n'est pas la mer à boire ".

MOLLE EAU : La vieille expression " aller molle-eau " n'est plus comprise qu'en langage populaire

elle a donné " aller mollot " et " vas y mou ", mollement, doucement. En fait " aller molle-eau"

signifie aller au moment du bas de l'eau, à basse mer quand le courant est étale.

MORUE !

NAGER : Nager, savoir nager. Se débrouiller " Nager en eau trouble ". " Nager dans le bonheur".

" Nager dans la paperasse ". " II nage " = il ne s'en sort pas.

NAUFRAGE : " Le naufrage de son mariage ".

NAVIGUER : "Savoir naviguer".

NEF : Terme bien connu, emprunté à la marine par l'architecture religieuse.

NŒUD : "Après le savon que je lui ai passé, il file quinze nœuds". S'emploie dans le bon sens,

sans trop savoir pourtant de quels nœuds il s'agit. Ce sont en fait ceux de la ligne de loch qui

mesurent la vitesse du navire.

NOYER : " Noyer son chagrin dans l'alcool ". " Se noyer dans un verre d'eau ".

PALAN : De palan : palanquée. Populaire : " une palanquée " pour une quantité.

PANNE : L'expression en panne adoptée par l'automobile en particulier, a changé de sens. Pour un

voilier, c'est une disposition des voiles qui arrête la marche en avant, mais cet arrêt est voulu,

contrôlé, la marche peut être reprise à tout instant en "faisant servir". La panne de véhicule

est bien sûr fortuite.

PARAGES : Je l'ai rencontré dans les parages.

PARER : II faut parer à toute éventualité. Le marin dit " parer les dangers ".

PASSE : " II traverse une mauvaise passe". " En passe de devenir".

PAVILLON : Baisser pavillon : se rendre, renoncer. En fait l'expression n'est pas marine, seule

l'action d'amener son pavillon l'est.

PHARE : Annexé par l'automobile.

PIC : Terme marin dans les expressions : Couler à... Tomber à....

PILOTE : " II nous a pilotés à travers la ville ".

POINT : " Faire le point sur la question ".

PORT : " Toucher au port ". " Arriver à bon port ".

PORTER : Usage marin de ce verbe dans l'expression " porter beau " à la manière des voiles, " II porte bien la toile ".

POUPE : " II a le vent en poupe ".

PRÉ : " Faucher le grand pré " = aller au bagne. Expression argotique des bagnards terrestres,

prise aux galériens dont les avirons fauchaient le grand pré : la mer.

QUARANTAINE : Les écoliers mettent leur camarade en quarantaine, comme l'est un bateau

suspect de maladies contagieuses.

RADE : Dans l'expression " Rester en rade ", ne pas appareiller, rester là.

REGATE : Cravate de canotier.

REMORQUE : " Etre à la remorque de quelqu'un ".

 

REMOU : Beaucoup de gens en font. Voir VAGUE.

RENFLOUER : " Son entreprise a été renflouée ".

 

REQUIN : Homme d'affaires sans scrupules,

SABORDAGE : " Ils ont véritablement sabordé leur affaire ".

SAUVETAGE : Vient de sauver sans doute, mais sauveter a un sens plus fort et sauvetage implique

toujours une action un peu dramatique. Le sauvetage d'une entreprise.

SEC : Populaire : Etre à sec : peu argenté.

SILLAGE : " Toute sa vie, il a marché dans son sillage ".

SIRENE : Automobile. Du chant mélodieux qui envoûtait Ulysse à la stridence des avertisseurs.

 

SOMBRER : Sombrer dans l'alcoolisme, dans la débauche.

SONDE : " Je l'ai sondé sur ses interventions ". " Un sondage d'opinion ". " Donner un coup de

sonde ".

SURNAGER : " II surnage malgré les difficultés ".

TRAFALGAR : Coup de Trafalgar.

TRAINE : " Bien entendu elle est toujours à la traîne" (en retard, toujours derrière).

VAGUE : Vague de chaleur. Nouvelle vague.

 

VAISSEAU: "Brûler ses vaisseaux".

 

VENT : S'utilise dans une quantité d'expressions. " Quel bon vent vous amène ". " Savoir prendre

le vent ". " Savoir d'où le vent souffle ". " Contre vents et marées ".

VOGUE : " En vogue ". Outre la chiourme des galères, la vogue exprimait autrefois la vitesse d'un

voilier.

VOILES : A voiles et à vapeur : polyvalence.

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